Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

 

La LIM célèbre ses 25 ans!

 

Un match survolté contre la CIA aura lieu à la salle Anaïs-Allard-Rousseau dimanche à Trois-Rivières, le 19 février 2008 – La Ligue d’improvisation mauricienne a cette année 25 ans et souhaite souligner la chose par un événement de taille. Voilà pourquoi ce dimanche, 24 février, le clan des six joueurs les plus étoilés de la LIM rencontrera une équipe de la CIA montréalaise (Coalition des improvisateurs anonymes) composée de Vincent Bolduc, Roberto Sierra, Richardson Zéphir, Corinne Giguère et Valérie Laforest. Les matchs LIM vs CIA avaient, par la passé, connu une telle popularité auprès du public que ce dernier aura lieu, pour l’occasion, à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture dès 20 heures.

 

La LIM a fait en sorte de réunir tous les éléments gagnants pour offrir à ses fidèles spectateurs rien de moins qu’une soirée anniversaire grandiose et inoubliable. Et quoi de mieux que de lancer l’invitation aux cinq joueurs de la CIA favorits du public et, pour la plupart, aussi membres de la LNI. Ces improvisateurs d’expérience se démarquent par leur folie sans limite, leur énergie débordante et leur créativité.

 

À l’opposé de la patinoire, ce sont les six joueurs les plus récompensés à la LIM depuis le début de la saison qui auront le plaisir d’improviser avec la CIA. Il s’agit des talentueux Martin Francoeur, Guy Baillargeon, François Laneuville, Guillaume Cholette-Janson, Cindy Rousseau et Hélène Martin. La spontanéité et l’imagination fructueuse des membres de cette équipe étoile sauront être à la hauteur du clan adverse pour ainsi laisser place à une rencontre des plus captivantes.

 

Or, un événement de cette envergure, qui a l’habitude de susciter l’intérêt d’un large public, nécessitait, selon la LIM, un espace de représentation plus vaste. C’est ainsi, qu’exceptionnellement, le match de dimanche aura lieu sur la scène de la salle Anaïs-Allard-Rousseau. Un total de 250 sièges sera donc disponible pour accueillir de nombreux spectateurs avides de fous rires.

 

De plus, la LIM sollicite fortement la présence d’anciens membres ayant pris part de près ou de loin à son organisation au cours des 25 dernières années. Leur participation à la soirée anniversaire serait des plus appréciées. Ceux-ci sont d’ailleurs invités à communiquer avec les responsables de l’événement par téléphone au 819 371-3545 ou par courriel à info_lim@yahoo.ca.

 

Les billets, au coût de 6$ pour les adultes et 5$ pour les étudiants, sont disponibles maintenant aux guichets de la salle J.-Antonio-Thompson ou à la porte le soir de l’événement.

 

La LIM souligne ses 25 ans en grand…prenez part à la fête!

 

Pour infos, entrevues ou images archivées, contactez :

François Laneuville ou Jean-François Pinard

Directeur artistique de la LIM Président de la LIM

819-376-3388 819-696-3660

 

LIA vs UD2ÉQJÀS

Match spécial du 7 octobre 2007

Écrit par Gino Latendresse de la LIA

 

À la veille d’un lundi férié, nous étions en droit de nous attendre à un bar rempli à craquer. Et bien oui, ce fut le cas. Ça fait du bien de débuter une saison ainsi, après avoir eu deux années où le public se faisait attendre jusqu’à la fin janvier et encore… Tout était en place pour une belle soirée d’impro.

 

En ce deuxième match spécial de la saison, la LIA était composée de 1 représentant par équipe et recevait UD2ÉQJÀS (Une des 2 équipes qui jouaient ce soir-là) de la CIA. Il y avait du talent sur l’improvisoire.

 

Première période : Les deux équipes cherchent à se rejoindre et ça ne tarde pas à se faire, malgré les contraintes données par l’officiel M. Parent. Sur « la petite histoire de la famille Simoneau », Zéphir et Desrochers font connaissance bien vite. Une rimée de 3 minutes pour débuter un match. Wow! Pas facile! Néanmoins, les 2 joueurs démontrent une belle complicité et un bon rythme. Nous avons déjà un bon show. Je vous parlais de la difficulté des thèmes… À peine remis de la rimée, tous les joueurs sont demandés sur le thème « le bal des fourmis » pour une mixte d’une minute. Difficile de construire une histoire en 1 minute et à 10 têtes…

 

Mon coup de cœur de la première période est la rencontre de Sierra et Vincent Lavlaf. Un drôle de farwest avec deux personnages bien campés. Leur plaisir de jouer était palpable. Et que dire du cheval de poche de Roberto… C’était à voir!

 

Nous avons eu droit à une seule comparée lors du premier tiers, et dieu, qu’elle en valait la peine. UD2ÉQJÀS débute avec une histoire de famille. Vézina et Laforest interprètent le père et la mère tandis que Giguère joue le rôle de leur fille venue en visite leur présenter leur nouveau gendre (Zéphir). Rien de nouveau dans cette histoire : un classique. Mais tout était dans la justesse et la précision des personnages. Les 4 joueurs se partageaient la scène et laissaient place à des silences. Ces silences qui nous font réfléchir au prochain gag qui se veut prévisible mais ô combien attendu par le public. Une exécution parfaitement réalisée par UD2ÉQJÀS.

 

Du côté de la LIA, nos joliettains ont joué sur une corde sensible en abordant le thème de la vente d’enfants et la prostitution juvénile. On apprend au cours de cette histoire que le sort de cette pauvre famille est entre les mains de la jeune fille qui se voit être vendue par son père au montant de… 30 $ ! Le père joué par Vincent Lavlaf était rempli d’espoir quand il pensait à sa fille (Desrochers) qui en elle seule pouvait sortir sa famille de la misère.

 

C’est la CIA qui est partie avec le point, mais c’est le spectacle qui était le véritable gagnant.

 

Première période terminée : CIA : 3, LIA : 2.

 

En début de deuxième, c’est le duo opposant Payette et Giguère qui se charge d’ouvrir le bal sur le thème : « jet-set de ruelle ». Une belle impro remplie d’écoute où chaque joueuse enrichi le personnage de son adversaire, Payette se laissant attribuer le rôle de comtesse des vidanges. Ce qui m’a plu de cette impro, c’est l’écoute et le respect entretenus par les joueuses. Même le joueur Vézina qui est apparu vers la fin de l’impro en incarnant un éboueur, y est allé d’une belle douceur. Payette nous a fait la démonstration que lorsque l’on écoute, on se met rarement dans le trouble, et ce, peu importe le partenaire de jeu.

 

La deuxième période a, elle aussi, été marquée de 2 catégories bonbon : une « pire façon de… » et une « exagération ». Ayant pour thème « la pire façon de défendre son client », cette impro nous a, entre autres, montré une Payette qui fesse le juge, un Zéphir qui y va d’arguments convainquants du genre « Come on ! », un Lavallée Lafrenière qui gueule après son client, un Rialland qui s’en tire en tirant l’accusateur et un Vézina qui oublie le nom de son client. Très belle impro !

 

Vincent Lavlaf et Antoine Vézina nous en ont fait voir de toutes les couleurs avec « La Drave ». Du point de vue où j’étais, ça avait l’air drôlement plaisant de jouer cette impro. En tout cas, Vince, on voit que tu as déjà eu l’habitude avec les « pitounes »...

 

J’ai adoré l’idée de UD2ÉQJÀS lors la comparée intitulée « Phénomène de foire ». Du grand Sierra qui nous annonce un numéro sensationnel, extraordinaire, fabuleux, qui finalement se trouve être : une famille traditionnelle. C’était simple, mais très efficace et le non-dit de Vézina était d’une justesse surprenante.

 

La cerise sur le sundae : une comparée de 45 secondes, sans parole, ayant pour titre « Oxygène ». Vincent Lavlaf y va avec une parodie du numéro de Michel Lauzière qui entre dans un énorme ballon. Fallait y penser ! Bravo. Et de l’autre côté, Zéphir, en personnage de jeu vidéo. Tout y était : la musique, les mimiques… Très amusant ! Belle façon de finir le match.

 

Compte final : 9 à 6 pour U2DÉQJÀS.

 

Merci à UD2ÉQJÀS de votre présence à l’Azile. C’est rassurant de voir des joueurs de votre talent jouer par plaisir. Et à vous les représentants de la LIA, Bravo, le défi était de taille et vous avez réussi à vous démarquer durant ce match. FÉLICITATIONS !!!

 

L'impro sera reine à Victo du 28 juin au 1er juillet

par Manon Toupin

Article mis en ligne le 13 juin 2007 à 14:55

 

C'est du 28 juin au 1er juillet prochain qu'aura lieu la 7e édition du Grand week-end d'impro de Victoriaville. Au programme, 16 équipes, provenant d'un peu partout à travers le Québec qui rivaliseront d'adresse dans des matchs d'improvisation enlevants.

 

L'organisation de cet événement, qui a accueilli plus de 2 500 spectateurs l'an dernier, a été confiée encore une fois à la Ligue d'improvisation de Victoriaville et des environs (LIVE) qui pour l'occasion, ne participe pas au tournoi, question de se dévouer entièrement aux équipes qui proviennent cette année de Sherbrooke, Montréal, Saint-Hyacinthe, Québec, Saguenay, Baie-Comeau, Gatineau et Saint-Jérôme. L'objectif de ce week-end, en plus de faire connaître et apprécier l'improvisation, permet aux équipes d'aspirer à obtenir la prestigieuse coupe Claque d'argent dont la réputation n'est plus à faire.

 

Les matchs auront lieu à l'intérieur de deux grands chapiteaux érigés dans le stationnement De Bigaré à Victoriaville.

 

La soirée d'ouverture, comme c'est maintenant devenu une tradition, permettra à deux équipes jeunesse de la région de montrer son talent ainsi qu'à deux formations de la LIVE de disputer une partie avant le début officiel du tournoi. Cette soirée se terminera par le match entre les gens d'affaires et les politiciens des Bois-Francs. Les deux députés, André Bellavance et Jean-François Roux, ont déjà confirmé leur présence. On pourra aussi voir improviser le préfet de la MRC, Lionel Fréchette, Robert Jutras, Éric Lefebvre, Estelle Luneau et Danielle LeBlanc, pour ne nommer que ceux-là.

 

Et en marge du tournoi régulier, soit le samedi soir, un match des étoiles est prévu entre les meilleurs éléments de chacune des formations participantes et une équipe professionnelle, l'UD2ÉQJAS (une des deux équipes qui jouent à soir). Cette même journée du samedi, les visiteurs pourront admirer le travail de graffeurs de jeunes âgés entre 15 et 24 ans. En effet, six jeunes participeront à la création d'une murale sous le thème «Demain, ma ville…». Leur travail s'échelonnera sur 5 heures et ils travailleront sur un panneau de 4 par 8 pieds. À la fin du temps imparti, trois bourses de 150 $, 100 $ et 50 $ seront remises aux graffeurs s'étant démarqués.

 

Ceux qui voudraient participer à ce concours de graffiti doivent déposer un croquis de l'œuvre qu'ils envisagent de créer au Café Intenzio avant le 22 juin prochain, 17 h.

 

En ce qui concerne les finales du tournoi régulier, elles sont prévues pour le dimanche à 18 h 30, avec la remise des prix à 20 h.

 

Une porte-parole 

Pour cette 7e édition, le Grand week-end d'impro peut compter sur les services d'une porte-parole, en la personne de Sophie Caron. Joueuse d'improvisation professionnelle, elle pratique ce sport culturel depuis plus de 20 ans et fait partie de la Ligne nationale d'improvisation depuis 1996. C'est une véritable passionnée d'impro, cet art qui a vu le jour ici même au Québec et qui est devenu aujourd'hui universel. «Ça me fait plaisir d'être porte-parole pour cet événement qui fait que plein de gens, de plein de villes, vont venir à Victo pour faire de l'impro. Ce sera un beau moment de plaisir», a-t-elle indiqué.

 

Et puisque le site des matchs d'improvisation est accessible tout à fait gratuitement, rien n'empêche à tous ceux qui en ont envie, de venir encourager les différentes équipes tout au long de la fin de semaine.

 

LIQ vs. UD2ÉQJAS: pas de relâche pour l'impro

6 mars 2007

 

Les habitués de la LIQ connaissent maintenant bien ces rencontres toutes spéciales, mais ne s’en lasseront pas de sitôt. En effet, le froid et les conditions routières difficiles n’ont pas empêché un public nombreux de se rassembler à la Galerie Rouje, ni les illustres invités, UD2ÉQJÀS de la CIA, de parcourir les 253 km séparant Montréal et Québec. Leurs adversaires du côté de la LIQ : les Noirs.

 

Dès le premier coup de sifflet, tous surent que la soirée serait courte, trop courte. Les deux équipes étaient prêtes à nous épater avec leur lot d’histoires. Des histoires rocambolesques, comme celle d’une agente de bord profitant du micro pour assouvir sa soif de gloire ou celle d’un passager aérien suspect, le noir anglophone, bien entendu, qui s’avéra être le Président des États-Unis ! Le ton changea du tout au tout pour la deuxième improvisation, dans laquelle se forma un couple dysfonctionnel mais tout à fait charmant (deux magnifiques personnages interprétés par Sophie Caron et Stéphane Chouinard) dans... un placard à balais ! Puis, nous passâmes à l’horreur pour cette comparée à la manière de Stephen King où chiens féroces et membres en moins furent à l’honneur. La période se termina dans les éclats de rire, grâce à Richardson Zéphir et à Nicolas Tondreau qui personnifièrent des chefs d’entreprise, des secrétaires et même une horde d’Asiatiques pour les besoins de cette caméléon !

 

En début de deuxième période, la CIA avait une petite longueur d’avance, mais la LIQ avait elle aussi plusieurs histoires et une foule de personnages dans son sac. Ils les utilisèrent à bon escient notamment dans « Rébecca, Reine de la Main Street ». Guy Baillargeon et Bernard Belley jouèrent alors deux prostitué(e)s ennemi(e)s devant s’allier pour sauver le bar du coin. Comme dans tout bon conte de fées, celui-ci se termina bien grâce à... un groupe d’asiatiques campé par Zéphir et Tondreau ! Puis, alors que le vice-président des chevaliers de Colomb complotait contre son président chez les Noirs, deux assistés sociaux aux critiques particulièrement destructives firent leur marché au Super C du côté de UD2ÉQJÀS... Ce qui mena, selon une logique implacable, à une improvisation à la manière d’une émission pour enfants où l’on explique les vraies choses de la vie, soit le débat des chefs et le suicide.

 

Cette belle histoire entre la LIQ et la CIA dut se terminer. Les visiteurs remportèrent le match par la marque de 8 à 5. La semaine prochaine, venez voir les Bleus et les Noirs sortir leur français du dimanche en l’honneur de la Francofête !

 

Étoiles

LIQ : Stéphane Chouinard

UD2ÉQJÀS : Sophie Caron

 

Open de la LUI 2007

Un marathon d’improvisation

 

par Charles-Émile L’Italien Marcotte - Arts et spectalces

 

À la salle Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins avait lieu, les 5, 6 et 7 janvier, l’Open de la LUI 2007. Pour cette sixième édition, dix équipes étaient invitées. 18 matchs en trois jours: ça s’appelle un marathon d’improvisation.

 

Les dix équipes inscrites au tableau étaient: la LICUQAM (Montréal), la LUI (Québec), la LIM (Montréal) et la LIM (Mauricie), la LIQ (Québec), la LIMONADE (Montréal), la GLOBALE (Montréal) la UD2ÉQJÀS-CIA (Montréal), ainsi que la COMPAGNIE ARROSOIR (France) et la SPRITE (Montréal) - ces deux dernières équipes étant à leur première participation à l’Open. Du calibre, des gros noms: il y avait là de grandes promesses.

 

À la salle Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins avait lieu, les 5, 6 et 7 janvier, l’Open de la LUI 2007. Pour cette sixième édition, dix équipes étaient invitées. 18 matchs en trois jours: ça s’appelle un marathon d’improvisation.

 

Les dix équipes inscrites au tableau étaient: la LICUQAM (Montréal), la LUI (Québec), la LIM (Montréal) et la LIM (Mauricie), la LIQ (Québec), la LIMONADE (Montréal), la GLOBALE (Montréal) la UD2ÉQJÀS-CIA (Montréal), ainsi que la COMPAGNIE ARROSOIR (France) et la SPRITE (Montréal) - ces deux dernières équipes étant à leur première participation à l’Open. Du calibre, des gros noms: il y avait là de grandes promesses.

 

Chaque équipe a eu trois matchs pour se faire valoir au cours de ces trois journées. La UD2ÉQJÀS (CIA) et la LIM de Montréal ont connu des parcours sans tache jusqu’à la finale, alors que la Sprite et la LUI n’ont pas réussi à marcher sur la plage de la victoire et ont terminé dans les bas-fonds du tableau principal. Mais ce n’est pas que ces équipes ont mal joué. Comme le rappelle Pierre Turcotte, coach de la LUI: «Pour se rendre en finale, il faut être parfait.» La dernière équipe au classement, la Sprite, avec un différentiel de -12, a été incapable de résister à l’insoutenable poussée de ses adversaires; la LUI a offert des performances louables, mais pas assez pour être victorieuse. Pierre Turcotte ajoute: «On a joué trop relax, trop mou.» Il faut dire que les aspirants avaient le couteau entre les dents et ils l’ont prouvé avec des improvisations hors du commun.

 

Le public, qui a été passablement nombreux par moments, a été amené vers toutes sortes d’univers développés avec la complicité des trois arbitres: Martin Juneau, Dominic Lapointe et Alphé Gagné.

 

Par une inventivité peut-être baroque (aux forts contrastes), les spectateurs ont été conduits partout où il y a de l’imagination, que ce soit par des thèmes musicaux, visuels ou oniriques. De plus, quelques catégories inédites ont agrémenté le spectacle (aéroport, solo, etc.). Mais bien sûr, toute la latitude était laissée aux improvisateurs. Tous les niveaux du grivois et du comique ont été atteints, parfois malgré eux. Le public a ri gras, jaune et il a pleuré de rire.

 

Cependant, tout n’était pas drôle. La LIM de Montréal, entre autres, a écrit de beaux objets dramatiques à de nombreuses reprises. Lors de la finale, dans une improvisation comparée en solo, dans la catégorie «création de personnage» (à l’aide d’un banc de parc), le joueur de la CIA Jean-Alexandre Giguère a créé un ébéniste frustré et très drôle, alors que la joueuse de la LIM de Montréal, Salomé Corbo, s’est efforcée de dépeindre une ingénue douce et touchante - aux antipodes du premier personnage. C’est d’ailleurs la LIM qui a remporté ce point, prouvant à ce moment (comme à d’autres) que le public ne salue pas que le gag facile et le rire gras.

 

La finale CIA-LIM (Montréal) a été à cette image, pleine de contrastes et d’envolées. Mais, pour en arriver là, il a fallu que la CIA éteigne La Compagnie Arrosoir par la marque de 8 à 4 en demi-finale, et que la LIM de Montréal en fasse autant avec la Limonade, au compte de 6 à 4. Ce sont respectivement trois matchs presque consécutifs en un après-midi que les deux finalistes ont dû jouer pour obtenir la consécration du championnat ou la défaite amère. Ces deux équipes ayant remporté deux fois chacune l’Open, c’était une lutte ouverte pour connaître laquelle allait inscrire son nom sur «la poignée de porte» (ledit trophée) pour une troisième fois. C’est finalement la LIM de Montréal qui a remporté cet honneur avec un score de 7-6. Richardson Zéphir, de la CIA, après la défaite de son équipe, ne semblait pas du tout atterré, bien au contraire. «On a eu du plaisir, c’était fou, fou, fou!»

 

L’Open, c’est un grand rassemblement pour les improvisateurs. Plusieurs d’entre eux se connaissaient, et certains se rencontrent lors des tournois depuis les années 90. On peut se demander si l’improvisation devient un prétexte pour des rencontres festives, ou si c’est le contraire. Peu importe, le résultat est le même: une fin de semaine animée et rocambolesque. Et il y a une rumeur qui court: il y a eu des partys qui ont fini très tôt samedi matin… L’ampleur des festivités s’expliquerait aussi par le retour de plusieurs anciens joueurs de la LUI. Uniquement dans l’alignement de la Globale, il y avait à l’Open trois anciens joueurs de la LUI, soit Corinne Giguère, Julie Choquette et Philippe Ouellet. Malgré sa neuvième position sur dix équipes, la LUI a compté et comptera encore dans le futur sur un noyau d’excellents joueurs.

 

Il ne faudrait pas passer sous silence l’excellente organisation de Louis-Olivier Pelletier, de son collaborateur Martin Lebrun, et de l’assistance technique de tous les joueurs de la LUI. L’Open a également pu compter sur le dévouement de Yannick Landry et de Guillaume Plante, du Joker band, des arbitres et du support de chaleureux commanditaires.

 

Rendez-vous en janvier 2008.

 

Grand Week-end d’impro à Victo : 16 équipes en lice pour la Claque d’argent

 

Les organisateurs du Grand Week-end d’impro: Pierre-Alexandre Normand, Yannick Rochette et Manon Chouinard. Grand Week-end d’impro à Victo: 16 équipes en lice pour la Claque d’argent

 

Pas moins de 125 joueurs et entraîneurs, de 16 équipes provenant de partout à travers la province, viendront compétitionner, du 29 juin au 2 juillet prochain dans le cadre de la sixième édition du Grand Week-end d’impro de Victoriaville.

 

Cet événement, supervisé par une toute nouvelle organisation, s’est donné comme objectif de faire découvrir à plus de monde possible, ce qu’est l’improvisation. C’est pourquoi l’accès au site, installé sous d’immenses chapiteaux au stationnement de Bigarré, tout au long de la fin de semaine, est entièrement gratuit.

 

Le tournoi se déroulera du jeudi au dimanche. Pour la soirée d’ouverture, des matchs spéciaux sont prévus. Pour commencer, les jeunes de la relève du niveau secondaire régional débuteront. Ensuite, deux formations de la Ligue d’improvisation de Victoriaville et des Environs (Live) s’affronteront. Ce sera pour ces joueurs leur seule occasion d’improviser puisqu’ils se sont retirés du tournoi, préférant s’occuper à 100 % de l’organisation.

 

Et pour terminer cette soirée déjà bien entamée, le match opposant des personnalités politiques et d’affaires aura lieu. L’organisateur de cette partie, Fernand Noël, a dévoilé l’identité de quelques-unes des personnalités de ce match. Du côté des gens d’affaires, il y aura Cédric Courtois (Plombaction), Laurier Paré (Banque Nationale), Marie-France Béliveau (Chambre de commerce et d’industrie des Bois-Francs), Dany Houle (Pneus Drolet), Daniel Mercier (Caisses Desjardins), John Izzi (Gaudreau), Robert Jutras (APCHQ) et Lise Setlakwe (Meubles Setlakwe). Pour ce qui est du monde politique, on pourra voir les talents d’improvisation de Richard Gamache (maire de Norbertville), Lionel Fréchette (préfet de la MRC d’Arthabaska), Patrick Laroche (attaché politique de Claude Bachand) et d’Alexandre Côté (conseiller municipal de Victoriaville). D’autres noms sont à confirmer...

 

Après cette soirée enlevante, place au tournoi en tant que tel. Le vendredi et le samedi, les équipes s’affronteront et, comme le veut la tradition, le match des étoiles sera joué le samedi soir. Les meilleurs joueurs du tournoi affronteront la UD2ÉQJAS (Une des deux équipes qui jouent à soir) qui compte en ses rangs, deux pionniers de l’impro québécoise, soit Sophie Caron et Roberto Sierra, et quelques surprises.

 

Et le dimanche, on débute la journée avec la messe improvisée de Fernand Noël, une autre tradition de l’événement, suivi du match des Vieux de la Vieille. À 13 heures, ce sont les éliminatoires qui débuteront et la remise des prix, dont la fameuse Claque d’argent, est prévue pour 20 h 30.

 

Concours de graphiti 

En nouveauté cette année, le Grand Week-end d’Impro de Victo organise un concours de graffiti le samedi après-midi, qui s’adresse particulièrement aux jeunes graffeurs. Six d’entre eux seront sélectionnés à partir de croquis, sous le thème recycle qu’ils peuvent faire parvenir jusqu’au 24 juin par courriel à chouinard_manon@hotmail.com. Les jeunes auront 5 heures pour réaliser leur chef d’œuvre qui sera évalué par un jury. Des bourses seront remises aux gagnants.

 

Plus de 2 500 personnes sont attendues pendant les 4 jours que durera la plus grande fête extérieure de l’improvisation au Québec.

 

Bienvenue à l'Open 2006 !

 

L'Open de la LUI est un tournoi d'improvisation présentant des équipes formées par différentes ligues amateures du Québec et de l'Europe. C'est l'occasion pour tous ces joueurs et joueuses de se rencontrer à travers 18 matchs d'improvisation. C'est également la chance pour les nombreux et fidèles amateurs de la LUI et de l'improvisation à Québec de voir ce qui se fait ailleurs dans la province et dans le monde.

 

La première édition de l'Open eût lieu en octobre 2001 dans le cadre des célébrations du vingtième anniversaire de la Ligue Universitaire d'Improvisation. Sept équipes du Québec et une d'Europe y participaient. L'événement, qui ne devait au départ se tenir qu'une seule fois, revint en janvier 2003 dans une formule modifiée. Premièrement, le nombre de matchs passa de sept à trois pour permettre à deux équipes supplémentaires de prendre part au tournoi. Deuxièmement, les matchs de la seconde édition se déroulèrent sur un seul plateau (au lieu de deux). Le Grand Salon n'étant pas disponible, c'est à la Salle Hydro-Québec du pavillon Desjardins que le public fut convié. Si cette salle fut au départ sous-estimée, elle se révéla être un précieux atout dans la réussite de l'événement. Durant toute la fin de semaine, environ huit cent amateurs d'improvisation vinrent voir à l'oeuvre les équipes. Si les deux premiers Open furent dominés (et remportés!) par la LIM de Montréal, c'est lors de l'édition 2004 que le public pu voir à l'oeuvre pour la première fois UD2ÉQJÀS de la CIA de Montréal. À sa première présence à Québec, l'équipe rafla les honneurs lors d'une édition particulièrement relevée. L'année dernière, quelques semaines avant l'événement, les européens durent annuler leur présence. Le tournoi se déroula donc à 8 équipes québécoises. Malgré cette déception, le public vint plus nombreux que jamais. En effet, l'Open 2005 accueilli plus de 1 500 spectateurs. Et UD2ÉQJÀS reparti pour une deuxième année consécutive championne.

 

Les 6, 7 et 8 janvier 2006, c'est la cinquième édition de l'Open de la LUI. Le Québec (Québec, Trois-Rivières, Montréal), la France et la Suisse se rencontreront dans 18 joutes d'improvisation à la salle Hydro-Québec du Pavillon Desjardins de l'Université Laval. Nous vous y attendons avec impatience!

 

Nicolas Gendron 14 mars 2005, 2:36 écrire un commentaire Spectacle à l'improviste

 

Le débat sur la définition de l'improvisation est sans cesse en action au sein même des ligues d'improvisations. Est-ce un art, un sport, un spectacle, un divertissement, un loisir, etc. ? Les opinions sont partagées et il y a autant de styles de jeux qu'il y a de joueurs. Quoi qu'il en soit, il est du devoir des ligues de se donner en quelque sorte un credo, une certaine ligne de conduite qui aboutissent sur une philosophie, un esprit d'ensemble. Et à la Ligue d'improvisation Mauricienne (La LIM), cet esprit semble plus clair qu'ailleurs, du moins pour ce qui a trait aux ligues régionales. Le spectacle est primordial à la LIM, mais pas à n'importe quel prix: le ton se veut divertissant mais brillant. Le rire est la plupart du temps non forcé et on ne tente pas de le provoquer à outrance par des effets tapageurs. Et, comme à l'accoutumée, l'exception confirme la règle. En gage de qualité, on retrouve de vieux routiers (pourtant si jeunes !) tels que Martin Francoeur, François Laneuville et Marie-Andrée Leduc. Ces joueurs au bagage impressionnant savent se renouveler au fil du temps, par un sens du risque développé. À leurs côtés, on retrouve cette année des recrues imposantes, telles que Richardson Zéphyr et Roberto Sierra de la CIA, Simon-Pierre Derasp de la LUI ainsi que Guillaume Cholette-Janson, un jeune homme à l'imaginaire foisonnant. Plusieurs matchs spéciaux viennent aussi ponctuer la saison régulière. À titre d'exemple, la LIM recevait la CIA le dimanche 6 mars dernier. Pouvant compter sur des têtes d'affiche reconnues (les Bolduc, Lemay-Thivierge et autres Sophie Caron), l'équipe de la CIA a remporté 9-8 cet affrontement rigolo fort amical. L'ambiance était délirante, surtout lors de moments magiques tels que cette improvisation à la manière de Jules Verne, tout à fait unique. Oui, la LIM offre de l'impro-spectacle de qualité. Ce n'est pas pour rien qu'elle est la 2e plus vieille ligue d'impro québécoise encore existante... après la LNI !

 

Par: Nicolas Gendron

La Nouvelle, Victoriaville

 

 

Le Collectif, Volume 27, numéro 7 - Le lundi 24 novembre 2003

Le journal étudiant de l'Université de Sherbrooke 

 

Des Kocus pris en chasse par la CIA

 

Le mardi 11 novembre dernier se tenait un match d’impro spécial opposant la Kocus, l’équipe de l’Université de Sherbrooke, à la CIA, une équipe de joueurs et d’entraîneurs du réseau collégial d’improvisation de Montréal.

 

Les joueurs 

Deux équipes gonflées à bloc, une foule en délire, une ambiance du tonnerre: je vous assure, si vous n’y étiez pas, mordez-vous-en les doigts! Tous les mardis, la Kocus (prononcer cocu) se donne en show en offrant un match d’impro. Mais mardi dernier, c’était un match spécial: les All-Star-Kocus, une équipe spéciale formée des gros canons des trois équipes habituelles, affrontaient la CIA, une équipe du réseau collégial montréalais.

Les All-Star-Kocus étaient formés d’Alexandre Lussier, Jean-Philippe Vachon, Frédéric «Black-visage» Gagnon, Mathieu Muir et Audrée Hébert-Grenon. Pour la CIA, les joueurs étaient Richardson Zéphir, Roberto Sierra, Mira Moisan, Isabelle Quintin et Vincent Bolduc.

 

L’ambiance 

Le public, un record d’assistance, a pu goûter à un spectacle haut en émotions, en passant du rire… au rire! Les deux équipes n’en formaient qu’une tellement la complicité y était: aucune animosité dans l’air, que du plaisir, autant pour le public que pour les joueurs.

L’ambiance était à son comble grâce aux interventions toujours «chiennes» de notre arbitre à casquette de golf favori Jean-François Noël et des commentaires charmants d’André Saint-Pierre et de Francis Allard qui agrémentaient les «entre-impros», en plus des informations sur le jeu commenté par Marie-Claude Chiasson.

 

Le jeu 

Nous avons eu droit encore une fois à des impros mémorables! Notons parmi celles-ci l’impro sans limite d’espace où la performance de Bolduc, Gagnon, Moisan et Quintin était tout simplement incroyable. Nos Kocus ont su nous faire honneur tout au long du match, ne se laissant pas intimider par une équipe d’expérience.

De plus, n’oublions pas que Bolduc et Sierra ont déjà tous deux participé au National d’impro Juste pour rire. Le jeu est resté serré jusqu’à la fin, la CIA restant toujours en tête. Le pointage final fut de 26,5 pour la CIA contre 24,5 pour la Kocus. Les étoiles du match furent Mira Moisan en 3e, Frédéric «Black-visage» Gagnon en 2e et Vincent Bolduc en 1re.

Il ne reste que quelques matchs réguliers avant la fin de la saison 2003. La finale se déroulera le 9 décembre à 20 h au Kudsak. À ne pas manquer surtout, et assurément, ça vaut bien plus la peine que les Supermamies et c’est GRATUIT!

Pour plus d’information, visitez le site Internet de la Kocus au www.kusdak.com/impro.

 

Du beau jeu et quelques pirouettes...

 

On a eu droit à une des belles rencontres de l'année ce dimanche, alors qu'UD2ÉQJÀS nous rendait visite. L'équipe, qui joue tous les lundis à la CIA au Café-Campus à Montréal, est formée de six improvisateurs qui se connaissent très bien, ce qui a contribué rapidement à relever le niveau de jeu d'un bon cran face à la formation de la LIM, créée pour l'occasion de joueurs venant des quatre équipes régulières. Les 134 spectateurs présents ont eu droit à un spectacle haut en couleurs, rempli de belles performances de tous genres, depuis les personnages rigolos de Richardson Zéphir juqu'à l'intensité de Vincent Bolduc, sans oublier les pirouettes de Guillaume Lemay-Thivierge! Espérons que cette soirée a donné envie aux nouveaux de revenir pour le dernier droit de la saison...

Si la première période a été plus difficile pour l'équipe maison au niveau du pointage, elle n'en a pas été moins bonne pour le public qui s'amusait franchement. De beaux duos en mixtes, particulièrement entre Anne-Marie Blais et Cindy Rousseau qui nous ont offert une des meilleures impros de la soirée avec "Une femme d'esprit". Ces deux joueuses se sont d'ailleurs démarquées tout au long du match, la première avec des beaux personnages très typés et la seconde avec une solide vérité à chacune de ses appartitions, ce qui leur a valu à chacune la troisième étoile ex aequo.

En deuxième période la folie a littéralement explosé entre les deux formations, notamment dans "Au bout des doigts", où les compères Roberto Sierra et Guy Baillargeon (2e étoile) se sont bien amusés dans une situation absurde où deux hommes tentent de construire un cercueil à la femme de l'un d'entre eux, morte accidentèlement dans l'atelier de menuiserie. Par la suite, une inspiration musicale a permis une bonne rencontre entre Marie-Andrée Lemire et Vincent Bolduc (1re étoile) en parents endeuillés qui tentent de remplacer l'enfant disparu par un animal, hésitant entre un perroquet (Baillargeon) et un lézard personnifié par un Richardson Zéphir (mention) hilarant.

L'énergie est restée sur scène jusqu'à la fin de la partie, et si le pointage laissait présager un grand écart à la première pause, il s'est bien resserré pour terminer la rencontre 8-7 pour UD2ÉQJÀS.

C'est toujours un plaisir pour les membres de la LIM de recevoir cette équipe solide, généreuse et surtout très sympathique, qui amène au Maquisart une ambiance explosive tout en donnant un excellent spectacle avec les joueurs trifluviens.

 

Eveline Charland, joueuse des Oranges